JLPT – Qu’est-ce que c’est ?

Amoureux du Japon. Vous qui avez envie d’apprendre le japonais sans savoir comment vous évaluer, vous qui voulez entrer dans une école de langue ou travailler au Japon, ou bien vous qui voulez prouver vos capacités en Japonais et avoir quelque chose de sympa à écrire sur votre CV, c’est à vous que je m’adresse. Ou plutôt, c’est à vous que le JLPT s’adresse.

Sommaire

  • A quoi ressemble le JLPT ?
  • A quoi correspondent les niveaux ?
  • Où et quand passer l’examen ?
  • Comment préparer le JLPT ?

Le Japanese-Language Proficiency Test (JLPT) , ou nihongo nouryoku shiken (日本語能力試験) en japonais, a vu le jour en 1984. C’est un examen international qui a pour but d’évaluer votre niveau de compétence en japonais. Avec seulement 7 000 candidats au départ répartis dans 15 pays, c’est désormais plus de soixante pays qui proposent ce test et plus d’un million de candidats chaque année depuis 2018.

À quoi ressemble le JLPT ?

L’examen se présente sous la forme d’un QCM (questionnaire à choix multiples) à 4 choix, dont le niveau de difficulté varie en fonction du diplôme que vous visez. Les niveaux vont du N5 au N1, ce dernier étant le plus complexe. Le test en lui-même est divisé en trois parties : vocabulaire, grammaire et lecture, et compréhension orale. Vous n’aurez jamais à produire des phrases par vous-même. En ce sens, on peut le rapprocher du TOIEC (diplôme d’anglais). Chacune de ces parties valent au maximum 60 points, pour un total de 180 points

À quoi correspondent les niveaux ?

Chaque niveau correspond à un certain nombre d’heures de travail et de connaissances.

Le N5 : Ce niveau est récent, il n’a vu le jour qu’en 2010. C’est aussi celui dont le taux de réussite est le plus élevé. On considère généralement qu’il faut entre 200 et 400 heures de travail pour pouvoir le passer quand l’élève n’a pas de connaissance au préalable des caractères chinois (kanji en japonais). Vous devrez pour réussir comprendre des phrases basiques composées des deux alphabets japonais hiragana et katakana, connaître environ 80 kanji de base, comprendre des conversations simples de la vie courante et d’en retirer les informations importantes. Le débit des dialogues est plutôt lent et les phrases courtes.

Le N4 : C’est en général le niveau que demandent les écoles de langue japonaise pour pouvoir s’y inscrire. 550 à 800 heures de travail sont nécessaires. Vous devrez connaître environ 250 kanji, savoir lire et comprendre des passages écrits sur des sujets du quotidien, et vous devrez pouvoir suivre une conversation simple énoncée à une vitesse lente.

Le N3 : Si vous souhaitez effectuer un échange universitaire au Japon, c’est ce niveau qui vous correspond. On compte entre 900 et 1300 heures d’étude pour s’y préparer. C’est le premier grand fossé en matière de niveau. Vous devrez pouvoir lire environ 650 kanji, lire et comprendre des textes aux contenus spécifiques, ainsi que des conversations cohérentes du quotidien énoncées à un débit proche de celui des natifs japonais. On vous demandera également de déduire de certaines conversations les liens entre les personnages.

Le N2 : C’est le diplôme minimum demandé par les entreprises japonaises, et également le plus passé depuis l’étranger. Cette fois, on vous demandera d’utiliser vos 1400 à 2 200 heures de travails pour retenir environ 1 000 kanji. Vous devrez être capable de lire clairement des écrits sur une grande variété de sujets, comme des articles de presse ou des commentaires. A ce stade, vous serez capable de comprendre les intentions de l’auteur des textes présentés. Vous serez également capable de suivre à l’oral des extraits de l’actualité, et des situations quotidiennes énoncées avec une fluidité naturelle.

Le N1 : Le saint Graal. Avec un taux de réussite qui ne dépasse presque jamais les 35%, c’est le niveau le plus élevé. A ce stade, vous aurez passé plus de 2200 à 3900 heures devant vos livres et vos séries japonaises. Vous devrez connaître environ 2 000 kanji et pouvoir lire et cerner la logique de textes complexes. Vous devrez pouvoir saisir pleinement les intentions de l’auteur. Vous devrez comprendre également des conversations à la fois difficiles cohérentes, des extraits d’actualité, des conférences, le tout débité à une allure naturelle à rapide.

Où et comment passer l’examen ?

En France, il est possible de passer le JLPT une fois par an en décembre. Les inscriptions se font entre la fin août et le début d’octobre. Comme tous les examens ont lieu le même jour à la même heure, vous ne pouvez passer qu’un niveau à la fois. Pour le lieu, vous avez le choix entre Paris, Lyon, Bordeaux et Strasbourg.


Si l’idée de passer vos fêtes de fin d’année dans la panique de l’attente des résultats ne fait pas partie de votre Noël idéal, vous pouvez aussi opter pour la session d’été qui se déroule en Juillet. Comme elle n’est pas disponible en France, vous devrez vous tourner au plus près vers l’Angleterre, la Belgique, l’Espagne ou encore le Portugal (attention cependant, toutes les écoles ne proposent pas la session d’été, pensez donc à vérifier le site officiel du JLPT). Ou alors, vous pouvez toujours profiter de l’excuse du test pour aller au Japon, qui propose les deux sessions.


Après une première inscription en ligne, il vous faudra payer votre place à l’examen. Vous recevrez un test voucher comprenant votre numéro de candidat et vos informations personnelles aux alentours de la mi-novembre. N’hésitez pas à voir sur le site de l’école le matériel que vous pouvez apporter ou non le jour du test. Le plus souvent, on vous accordera un crayon HB, une gomme, une bouteille d’eau et de quoi grignoter (hors période de covid), et une montre à aiguille. Il vous faudra également votre pièce d’identité. Une fois le test passé, une longue attente débute, car les résultats ne vous parviendront pas avant février. Il existe une version papier de votre certificat, mais vous pourrez avoir accès à vos résultats un peu avant via le site MyJLPT si vous choisissez de passer l’examen au Japon. Pensez pour cela à garder vos identifiants (numéro de candidat et mot de passe) jusqu’à la date fatidique.

Comment préparer le JLPT ?

Ici, pléthore de choix s’offre à vous. Vous pouvez bien sûr passer via la formation tamago N5 avec Kenta Sensei si vous souhaitez passer le premier palier du JLPT en toute sérénité. Vous pouvez également passer par un professeur particulier, une université ou des cours en associations.


Si vous préférez vous entraîner seul, c’est tout à fait possible. Sur le site officiel du JLPT, vous trouverez des exemples des exercices que vous trouverez le jour de l’examen. Il existe aussi beaucoup de livres spécialisés dans chaque niveau du test.


Gardez cependant en tête que le plus dur dans cet examen, en dehors des connaissances à acquérir, ce sont la gestion du temps (l’examen semble durer longtemps mais il y a énormément de question) et la gestion de votre concentration. Il est courant de tout donner dès le début de l’examen et de se retrouver complètement épuisé quand arrive la compréhension orale. Pour contrer cela, passer un maximum d’examen blanc pour se mettre en condition est la clef.

Conclusion :

Le JLPT, quel que soit le niveau, n’est jamais un examen aisé. Mais il ouvre des opportunités à ne pas manquer. Quelle que soit votre motivation, vos efforts seront récompensés. Je souhaite profiter de cet article pour envoyer beaucoup d’amour et de soutiens aux personnes qui vont passer le test ce 06 décembre 2020, et qui vont devoir passer le JLPT dans des conditions très particulières à cause de la pandémie. 頑張ってください ! (ganbatte kudasai, faites de votre mieux!)

Rika, 02/12/2020

Articles liés

Réponses

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.