Chapitre 1, Cours 1
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🎁 Bonus booster sa mémoire !

Ce texte à été écrit par un membre de la formation TAMAGO. Elhanna est hypnothérapeute et possède des connaissances en matière de mémoire et d’apprentissage. Merci à lui d’avoir partagé avec nous son expertise, et bonne lecture à tous !

Note de l’auteur : Le document a été réalisé pour être lu en une seul fois. Il est donc important de choisir un moment où l’on peut prendre le temps de faire ainsi.

L’apprentissage, la mémoire, les mécaniques conscientes et inconscientes :

Après avoir lu plusieurs personnes parler de leurs difficultés à apprendre, j’ai eu envie d’écrire ce petit article en espérant qu’il vous sera agréable, instructif et pas trop barbant. Je tâcherai de l’écrire de sorte qu’il soit accessible au plus de personnes possibles, disons à partir de 14 ans.

Jouons à un jeu :

Retenez bien ces 10 mots dans le bon ordre en les lisant au maximum 3 fois puis continuez à lire la suite sans jamais y revenir: Éponge, Cape, Bière, Jeter, Épée, Courir, Pierre, Poids, Aiguille, Nuage.

Ce qui suivra est le résultat de mes lectures, recherches et expériences personnelles sur la mémoire et l’apprentissage. Travaillant dans le domaine de l’énergétique et de l’hypnose, je ne suis apte qu’à vous parler de mécanismes, mais aucunement de toute la science qu’il y a derrière, cela dépasse mon domaine de compétence. Si je vous parle de cela c’est pour vous inviter au discernement, ma vérité ne sera peut être pas la vôtre. Prenez ce qui vous parle, réfléchissez sur ce qui vous interpelle, laissez le reste pour y revenir plus tard ou pas. Expérimentez et créez votre façon de faire, celle qui fonctionne pour vous. Le but ici est simplement de vous offrir des perspectives pour mieux vous connaître et surtout des outils pour faciliter votre apprentissage du Japonais.

Nous commencerons par voir ce qu’en hypnose et PNL (Programmation Neuro Linguistique) nous appelons le VAKOG, puis nous verrons les saboteurs classiques de l’apprentissage. Nous poursuivrons dans un second temps avec des facilitateurs de mémoire et des exemples concrets de leur application dans l’apprentissage du Japonais, et éventuellement dans la vie de tout les jours.

Comme le dit le proverbe : « Connais-toi toi-même. ».

Si l’on doit parler de la mémoire il est important de vous parler des canaux sensoriels, comme nous l’appelons dans le jargon, le VAKOG :

  • Visuel
  • Auditif
  • Kinesthésique
  • Olfactif
  • Gustatif

Ce document étant élaboré pour l’apprentissage du Japonais, nous regrouperons Olfactif et Gustatif dans le Kinesthésique. En effet, il y a très très peu de chances que renifler vos feuilles de cours, ou les manger vous permettent d’assimiler l’information contenue dedans. En revanche, si vous y arrivez, contactez moi, et enseignez moi, cela m’intéresse pour mes recherches !

Nous avons tous ces canaux activés en permanence, mais nous en privilégions certains. Il n’y a pas de bon ou de meilleur canal, simplement des tendances naturelles dues à nos prédispositions et expériences de vie.

Cherchons ensemble vos canaux de prédilections. Prenez un instant et posez vous cette question : « Est-il plus facile pour moi de retenir une information si je la vois, si je l’entends ou si je la note ? »

Il est fort probable que pour s’approcher d’une réponse la plus exacte possible vous concernant il faudra combiner 2 canaux. Ce petit exercice avait simplement pour but de vous mettre sur la piste de vos facilités naturelles. Nous sommes tous capables de mémoriser, il suffit de comprendre comment nous fonctionnons. Comme le disait Einstein (dit-on) : «Toutle monde est un génie. Mais si vousjugez un poissonsur ses capacités à grimperà un arbre, il passera savie à croire qu’il est stupide.»

Une personne Visuelle aura des facilité à retenir ce qu’elle voit : les scènes d’un film, d’un animé, visualiser des choses sera une tâche aisée. Elle utilisera des mots comme « je vois », « c’est clair », etc… Elle utilisera un langage en rapport avec la vue.

Une personne Auditive aura des facilités à retenir ce qu’elle entend : une conversation, une musique, « la mélodie » dans une phrase, les intonations. Capter le langage oral lui sera aisé. Elle utilisera des mots comme « ça sonne bien », « j’entends ce que tu dis », « dissonant », etc… Elle utilisera un champ lexical en rapport avec l’ouïe. Parler dans sa tête ou à haute voix pourra être un facilitateur de mémorisation.

Une personne Kinesthésique aura tendance à mieux retenir en associant le corps : l’odeur de la confiture de la grand mère, le goût de la galette des rois, en prenant des notes et en recopiant les leçons. L’écriture sera plus aisée.

Les émotions sont également du domaine du Kinesthésique. Elle utilisera des mots comme « je le sens bien », « ça fait froid dans le dos », « du coup », etc… Son langage tendra vers un champ lexical en rapport avec le toucher, et/ou le goût et/ou l’odorat.

Encore une fois, nous fonctionnons tous sur ces trois canaux simultanément, et nous verrons plus tard l’importance de leur association dans l’apprentissage. Prenez un temps, entrez à l’intérieur de vous et interrogez vous sur vos canaux une nouvelle fois. Aucune pression, quelque soit ce qui ressort de cette interrogation personnelle, c’est un pas de plus vers une meilleure connaissance de vous. Félicitations pour cela.

Un des but principaux de cette partie était de vous faire prendre conscience que nous sommes tous différents dans nos fonctionnements respectifs, ainsi, la façon d’apprendre l’est également. J’aime à penser que c’est un peu comme les chaussures : il en existe moult modèles, de taille, de couleur, de marque, de formes différentes, néanmoins, même si nous pouvons potentiellement tous marcher avec toutes, nous ne nous sentons pas à notre aise dans toutes. Également, nous en préférons certaines pour telle ou telle activité spécifique. Imaginez courir un marathon en talon aiguille ou vous rendre en soirée en chaussons! Tout cela pour vous dire qu’en terme d’apprentissage, à chacun ses goûts, tant que ça marche pour vous, c’est tout ce qui compte.

Ce qui nous amène à un des saboteurs principaux de l’apprentissage :

LA COMPARAISON AUX AUTRES : Naturellement, de manière consciente et inconsciente nous nous comparons aux autres. Cette comparaison est un processus naturel mais peut s’avérer être la pire des Malédictions ou bien une magnifique Bénédiction lors de l’apprentissage. Attardons nous un moment sur ces deux aspects :

Imaginons que je débute cette chouette formation de Japonais aujourd’hui. Débutant complet me voilà à présent sur le discord. Et là quelle surprise, tout le monde écrit déjà des choses en hiraganas, certains utilisent même des kanjis. Il y en a même qui savent corriger les erreurs des autres ! J’entame l’apprentissage des Hiraganas et là, je me demande comment diable je vais faire pour retenir tous ces dessins ! Comment ça se fait que tout le monde y arrive alors que moi je galère ?! Quelques jours plus tard, je sais plus ou moins les Hiraganas et je découvre qu’il faut maintenant apprendre le son lorsqu’on utilise ce truc : ” , et les sons spéciaux… quelques jours plus tard, je découvre qu’il faut tout réapprendre avec les katakanas ! Tandis que je ne comprends toujours pas la différence entre ソet ン, je vois les autres qui commencent à discuter ensemble en kanas et kanjis sur le chan général. Je ne dois pas être doué, moi j’ai beau réviser encore et encore ça a vraiment du mal à rentrer…

Je vous laisse prendre un moment et supposer la suite de cette spirale infernale dans laquelle se trouve les personnes dans ce schéma de pensées. On pourrait imaginer que la personne s’isole du discord par baisse de confiance en elle, ou même abandonne son apprentissage, etc… Même si ce qui vient d’être exposé ici n’est qu’une possibilité parmi tant d’autre, j’espère qu’elle vous aura ouvert les yeux sur l’engrenage dans lequel on peut se placer petit à petit lorsqu’on se compare aux autres.

La beauté dans cela, c’est que peu importe la spirale dans laquelle nous nous trouvons, il est possible de s’en sortir. Le groupe est une force incroyable et chanceux nous sommes car ici la bienveillance est la norme.

Il suffit très souvent de changer le regard que l’on pose sur les choses pour voir le monde apparaître sous un jour complètement nouveau :

Nous avons tous un passé et des bagages. Nous avons tous un potentiel égal dans l’apprentissage d’une langue, néanmoins nous avons tous des prédispositions différentes. Cela signifie que même si nous sommes capables d’atteindre exactement le même point, le temps et le chemin seront différents pour chacun de nous. L’autre peut être un moteur d’espoir pour nous rappeler la destination, pour nous permettre de nous satisfaire des caps que nous passons. Par exemple, la première fois que j’ai su dire bonjour et demander comment les gens allaient en Hiragana sur le chan général du discord a été une réelle source de satisfaction personnelle, une motivation à en apprendre plus. Puis sont venues les premières phrases basiques partagées avec les autres. Puis un jour on apprend que «あなた» est réservé aux couples et ça fait rire. On peut observer l’autre, se comparer à lui et s’en servir comme moteur pour avancer encore plus.

Afin de ne jamais entrer dans la spirale de dévalorisation envers soi même lorsque vous vous comparez aux autres sur leur niveau de Japonais, souvenez vous toujours de ces choses simples :

  • Vous ignorez depuis quand ces personnes apprennent le Japonais
  • Vous ignorez leurs prédispositions à apprendre les langues
  • Vous ignorez le temps et les moyens qu’ils ont mis en œuvre pour atteindre ce niveau
  • Souvenez vous qu’un jour, ils ont été à votre place, et que si vous avancez tranquillement sur votre chemin, vous serez un jour à la leur

Sur le chemin de l’apprentissage, notre pire ennemi c’est NOUS-MÊME ! Les autres sont une chance, un moteur, une bénédiction pour notre parcours.

Vous avez décidé de cheminer pour apprendre le Japonais peut être par envie, par plaisir, par passion, mais probablement pas par contrainte. Soyez doux avec vous même car la pression est un fléau pour la mémoire. La pression génère du stress, et demande une grande quantité d’énergie à votre corps afin de mettre en place toutes les réactions dues à la pression et tout ce qu’elle engendre. Ainsi, il sera plus difficile d’assimiler ce que vous tentez de mémoriser car l’énergie allouée à cette tâche sera bien moins importante que si vous pratiquez détendu et sans pression : « Aujourd’hui j’apprends 5 kanas et puis si je n’en retiens que 2 et bien c’est super, il ne m’en reste que trois à assimiler demain.». Et comme on dit en festival : « La pression on ne la subit pas, on la boit ».

Il est important pour beaucoup de personnes de se fixer des objectifs. C’est une pratique qui porte indéniablement ses fruits si les objectifs sont correctement formulés. Mais attention, il est primordial d’apprendre à se satisfaire des caps intermédiaires. Votre inconscient ne fait absolument aucune différence entre les objectifs. Que je souhaite faire la vaisselle aujourd’hui et qu’effectivement je la fasse, ou que j’ai pour objectif de gravir une montagne et que je réalise cet objectif, voilà ce que votre inconscient comprend (de manière simplifiée) :

  • J’élabore un objectif (je crée des attentes en moi)
  • Je mets en œuvre les moyens pour réaliser mon objectif (je crée encore des attentes)
  • Je réalise mon objectif (satisfaction)
  • Je suis quelqu’un qui atteint ses objectifs (satisfaction + création d’une croyance)

Prenons deux exemples d’objectifs très proches mais pourtant bien différents :

« J’apprends 5 Hiragana par jours » :

  • J’apprends mes Hiraganas (je crée des attentes en moi)
  • Je les révise plusieurs fois dans la journée (je mets en œuvre)
  • Avant d’aller me coucher j’ai l’impression de les savoir (satisfaction)
  • Le lendemain je me rends compte que je n’en ai retenu que trois sur cinq (frustration)

L’inconscient comprend qu’il n’a pas réalisé son objectif. Si je multiplie ce scénario, l’inconscient pourra peut être un jour croire qu’il est incapable de réaliser ce genre d’objectif d’apprentissage. Cela peut rendre très difficile la mémorisation. Si je pense profondément que je ne suis pas capable, il y a de forte chance que je crée cette réalité.

« J’apprends parfaitement 5 Hiragana » :

  • J’apprends mes Hiraganas (je crée des attentes en moi)
  • Je les révise plusieurs fois dans la journée (je mets en œuvre)
  • Avant d’aller me coucher j’ai l’impression de les savoir (satisfaction)
  • Le lendemain je me rends compte que je n’en ai retenu que trois sur cinq (Satisfaction, j’ai réalisé plus de la moitié de mon objectif)

L’inconscient comprend qu’il est sur la bonne voie pour réaliser son objectif et que ce n’est qu’une question de temps avant que ses attentes soient satisfaites. Il entre dans un cercle vertueux où il comprend qu’il est capable et peut développer la confiance en soi.

Ces exemples ont pour but de vous sensibiliser sur vos mécanismes inconscients, la création automatique d’attentes lorsqu’on se fixe un objectif, ainsi que certaines conséquences résultant de la satisfaction ou non de celles-ci. Encore une fois, soyez doux avec vous même. Vous vous êtes embarqués dans une aventure qui ressemble d’avantage à un marathon qu’à un 100 mètres.

Prenez le temps de fixer votre objectif final, d’ailleurs la vidéo sur la motivation de Kenta est superbement faite pour vous aider à le faire, appréciez chaque petite victoire, satisfaites vous de chaque cap, votre inconscient vous le rendra au centuple. Plus on se sent capable, plus on le devient, jusqu’à un jour l’être complètement et plus encore.

A présent : Êtes vous capable de réciter dans le bon ordre les 10 mots que je vous avais demandé de bien retenir en ne les lisant que 3 fois et sans jamais y revenir au tout début de cet exposé? Allez y, essayez.

  • Si vous en avez été capable en ne les ayant lu que 3 fois et qu’effectivement vous n’y êtes jamais revenu : Félicitations, vous avez de bonnes capacités de mémorisation bruts, les développer va être du gâteau pour vous.
  • Si vous avez su retrouver des parties ou quelques mots : Félicitations la suite va très probablement vous intéresser.
  • Si vous n’avez su retrouver aucun mot : Félicitations, tout est sur le point de changer.

Avant de continuer sur les facilitateurs de mémorisation, je tiens à éclaircir un point très important : Hors cas très exceptionnel pathologique et/ou médicamenteux, VOUS AVEZ UNE EXCELLENTE MEMOIRE ET ETES CAPABLE DE MEMORISER ! Vous êtes sur le point de vous le prouver.

Souvenez vous, il suffit très souvent de changer le regard que l’on pose sur les choses pour voir le monde apparaître sous un jour complètement nouveau.

Il y a quelques années je m’étais mis en tête d’apprendre les Kanji pour une expérience avec l’hypnose. J’ai imprimé les listes et me suis rendu compte en les voyant posées devant moi de la peur que cela engendrait en moi face à cette montagne d’informations. Chaque kanji a en effet plusieurs lectures, plus une forme et un tracé. En me renseignant un peu j’ai compris que le tracé des Kanjis était assez aisé lorsqu’on a compris la logique des traits. Il restait donc la forme, la signification et les prononciations. Est-ce que j’en étais au moins capable ? J’ai donc creusé cette question et ça m’a sauté aux yeux : bien sûr que j’en étais capable. La raison était toute simple : si j’avais été capable de retenir la forme, le nom, les attaques, le niveau d’évolution et le type de centaines de Pokémon alors j’étais capable de retenir des centaines de Kanjis.

Pour mémoriser un Kanji, il faut associer : une forme, une signification en Français, des prononciations, soit environ 4 informations.

Pour mémoriser un Pokémon, il faut associer : une forme, un nom, un type, des attaques possibles, ses possibilités d’évolution, le meilleur passif sur lui, soit environ 6 informations.

En une seconde, une tâche qui paraissait presque insurmontable est devenue plus que possible ! A présent c’est à vous de vous rendre compte que non seulement vous êtes capable d’assimiler beaucoup d’informations, mais qu’en plus vous l’avez déjà fait. Fermez les yeux un moment, respirez calmement. Cherchez un domaine où vous avez accumulé une montagne d’informations. Peut-être est-ce le scénario des innombrables animés, films, séries, mangas, livres que vous avez dévoré. Peut être vos vastes connaissances musicales, ou sur quelques groupes en particulier. Peut être le nombre incroyable de choses que vous savez sur vos proches. Peut être est-ce sur le sport, un sport, l’art, les animaux, les plantes, les tweets, les blagues, les VDM, les marques ou encore le nombre impressionnant de prénoms associés à toutes les personnes que vous connaissez, etc… Quoi que ce soit, il est certain que c’est là en vous quelque part, et maintenant, prenez en conscience. Prenez conscience de cette/ces prouesses de mémorisation dont vous êtes capable. Car aucun doute que VOUS ÊTES CAPABLE. Souriez, vous êtes un génie.

Maintenant que vous êtes conscient que vous savez faire, que vous l’avez déjà fait, nul doute que vous saurez le refaire à présent. Il est temps de nous intéresser aux mécanismes qui permettrons de réitérer cette prouesse avec le Japonais.

L’inconscient dirige la mémoire. Quand vous avez compris ça alors il ne vous reste plus qu’à comprendre comment il fait cela. Déjà il faut que vous sachiez que l’inconscient retient TOUT. Il amasse en permanence de l’information sur ABSOLUMENT TOUT ce qu’il traite comme information. Il se souvient des moindres choses que vous avez vécues, de votre premier souffle, à ce que vous avez mangé le 17 août 2016 au dîner, en passant par le visage et les vêtements de cette personne que vous avez croisée le 8 mars 2013 et que vous n’avez même pas remarquée dans cette rue bondée. Votre inconscient accumule des informations en permanence, les traite, les classe et les stocke. C’est pour cela d’ailleurs que nous n’inventons rien lors de nos rêves, pas même les inconnus que nous y croisons. C’est juste un assemblage de souvenirs accumulés par l’inconscient pour créer les scènes de nos rêves.

L’inconscient capte l’information, la traite, la classe et la stocke. Cela ne veut pas pour autant dire que le conscient y a accès. Les seules personnes à ma connaissance capables de cela sont les Hypermnésiques, et croyez moi, ils ont la vie dure. Alors comment se fait-il que certaines informations sont accessibles consciemment alors que d’autres non ? Je ne connais hélas pas tous les tenants et les aboutissants de ce phénomène, néanmoins abordons en quelques uns ensemble qui vous seront utiles pour l’apprentissage du Japonais :

  • Tout d’abord, l’impact émotionnel : les choses qui nous sont apparues fortes émotionnellement, que ce soit la joie, la peine, la douleur, l’exaltation, sont naturellement plus accessibles car beaucoup plus marquantes.
  • Ce qui nous plaît et nous apporte du plaisir : nous accumulons des informations de manière consciente lorsque qu’une chose nous plaît et nous satisfait. Par exemple, nous retenons le nom des personnages de dizaines de films, de séries, livres et animés.
  • Les choses dans lesquelles nous trouvons un intérêt : reprenons l’exercice des dix mots. Si retenir ces mots avaient été la condition pour avoir accès à ce document, il y a de forte chances pour que vous ayez mieux retenu. Si ça avait été la condition pour avoir accès au prochain module de la formation de Japonais, il y a encore plus de chance que vous les ayez retenus.

A ce sujet, parlons des Kanas. Pour beaucoup ils sont difficiles à apprendre. Ils sont hélas un passage obligé. Si vous construisez une maison avec des bases fragiles, alors à un moment, tout s’écroulera et la frustration qui en ressort sera bien plus néfaste que celle d’avoir dû prendre le temps de poser des fondations solides pour construire une maison inébranlable. Dois-je vous rappeler qu’au Japon les séismes sont fréquents. Quelque soit votre objectif dans le Japonais, il devient intéressant de voir les Kanas comme un outil indispensable pour arriver à concrétiser ce souhait que vous avez. De la même façon qu’obtenir le code de la route est un passage obligé vers l’indépendance offerte par le permis de conduire. Faites des Kanas un raccourci vers votre objectif plutôt qu’un obstacle. Souvenez vous, si vous trouvez un intérêt dans quelque chose, votre mémoire sera capable de faire des miracles. Si les techniques de mémorisation fournissent d’excellents résultats, c’est parce qu’en amont la motivation et l’intérêt sont présents. Si vous éprouvez encore des difficultés, interrogez vous sur votre intérêt à apprendre telle chose, et lorsque vous aurez trouvé, votre motivation s’en verra renforcée.

  • Le besoin de cohérence : l’inconscient et le conscient ont ce que nous appelons « un besoin de cohérence », c’est à dire que les informations et connaissances ont besoin de répondre à une certaine logique, qu’elle soit consciente ou inconsciente. Il est extrêmement difficile pour le cerveau d’accumuler de l’information brut sans cohérence comme par exemple : Éponge, Cape, Bière, Jeter, Épée, Courir, Pierre, Poids, Aiguille, Nuage.

Comme vous pouvez le remarquer, certains mots étaient en rouge, et d’autre en gras. Avez vous eu plus de facilité à les retenir ?

A présent nous allons reprendre cette liste de 10 mots à retenir, et nous allons voir comment en appliquant simplement ce que vous venez de lire, notre capacité de mémorisation change complètement. Je vous demande simplement de réellement jouer le jeu et de prendre le temps d’imaginer ce que je vous dit le mieux possible.

Imaginez :

Bob l’EPONGE qui enfile sa CAPE de super héro. Une fois qu’il a enfilé sa cape de super héro, pour se donner du courage il sort une BIERE de sa poche, la boit cul-sec, fait un énorme rot et décide de la JETER par terre. Il sort alors son EPEE, et se met à COURIR ! Il trébuche sur une PIERRE, tombe par terre et un énorme POIDS de 100000KG (comme dans les cartoon) lui tombe dessus et l’aplatit comme une crêpe. Il sort le bras de sous le poids et le pique avec une AIGUILLE. Le poids se dégonfle comme une ballon, part dans le ciel et se transforme en NUAGE.

Prenez le temps de bien imaginer cette scène dans votre tête 3 fois.

Quand il s’agit d’apprendre consciemment, soyez spontanés face à l’information, lorsque vous créez vos associations, imprégnez les d’émotions (on retient principalement ce qui nous fait rire, les choses graveleuses, ainsi que les charges émotionnelles fortes). Parfois on voit quelque chose et ça nous fait penser à autre chose qui semble n’avoir aucun rapport et pourtant notre inconscient a fait cette connexion solide. Ensuite, combinez les sens le plus possible, créez vos propres combinaisons.

Voici quelques exemples d’associations personnelles :

わ: Me fait penser au ventre d’une copine qui me dirait qu’elle est enceinte de 9 mois « Wa ! »

を: c’est le son que j’ai fait la première fois que j’ai vu ce hiragana « Wo ! »

む : c’est le petit dragon de Mulan, Mushu

  • La conjugaison d’un verbe au présent poli : forme en “ます” : ça me fait penser à « masse » et c’est gentil quand on me masse. Exemple :たべる → たべます
  • La conjugaison négative du présent poli : forme en “ません” : quand on me masse avec haine c’est non ! Exemple : たべる → たべません
  • La conjugaison d’un verbe à la forme passée polie : forme en “ました” : « ma shita » shita est le singe de Tarzan et le singe est le passé de l’homme (son ancêtre). Exemple : たべる → たべました

あたらしい : Neuf/Nouveau : la prononciation que me fait penser à « Ah t’as racheté ? », sous entendu racheté un truc nouveau, neuf.

休む  : se reposer : l’homme contre un arbre, protégé par un dragon peut se reposer.

Mes exemples semblent n’avoir aucun sens pour vous ? C’est normal puisque ce sont des associations personnelles qui me parlent à moi. Elles fonctionnent pour moi justement pour cette raison. Elle sont empreintes de ma spontanéité et de mon imagination mêlée à mes émotions et ma logique. C’est également pour cela que lors de la vidéos des Kanas, certains exemples vous auront plut et d’autres moins.

Pour mettre de la satisfaction, et associer le visuel, l’auditif et le kinesthésique, je m’entraînais à écrire les noms des techniques d’Aïkido en Hiragana, puis je les lisais à haute voix.

Une autre forme de cet exercice peut être d’écrire le nom de vos héros d’animés et mangas préférés en Hiragana et le nom de vos proches en Katakana. Bien dissocier les choses Japonaises en Hiragana et les choses étrangères en Katakana permettra à votre inconscient de comprendre cette différence et facilitera grandement votre apprentissage et vos associations.

Amusez vous, soyez spontanés et ces associations se construiront de plus en plus naturellement à force de le faire. C’est un peu comme si vous appreniez à votre cerveau conscient une nouvelle manière de fonctionner. Soyez patients avec vous-même si cela demande un travail réel au début. Ce sont les fondations de votre apprentissage que vous posez là. Comme le dit mon professeur d’Aïkido, « on ne comprend réellement que ce que l’on découvre », en découvrant vos propres associations, vous les comprendrez et donc les assimilerez.

Vous souvenez vous de ce qui arrive à Bob l’éponge dans l’histoire de tout à l’heure. Reconstituez chaque étape de l’histoire dans votre tête. Vous souvenez vous des 10 mots de la liste ?

  • Si oui : félicitations, vous venez d’expérimenter l’efficacité de tout ce dont nous venons de discuter !
  • Si vous avez une partie de l’histoire et des mots, il y en a probablement plus que tout à l’heure : Félicitations, vous venez d’accroître votre capacité de mémorisation, et ce n’est que le début !
  • Si vous n’avez rien retenu de l’histoire et des mots alors que vous avez réellement fait l’effort d’imaginer trois fois : Félicitations, vous venez de constater que les associations doivent être les vôtres pour que cela fonctionne pour vous !

Reprenons une liste et faites maintenant vos propres associations :

Herbe, voiture, forêt, feu, oiseau, maison, trompette, peinture, crayon, armoire

Amusez vous à créer vos associations spontanées, sensorielles, émotionnelles, logique. Et rendez vous compte à quel point c’est efficace et facile. A quel point VOUS ÊTES CAPABLE. Il ne vous suffit de jouer la scène que quelques fois dans votre tête. Il vous suffira ensuite de vous le remémorer de temps en temps dans les jours à venir pour qu’elle s’ancrent parfaitement en vous et devienne un souvenir auquel vous pourrez avoir accès dès que vous le désirez.

Théoriquement, en l’espace de ces quelques pages, vous avez été capable de retenir entre 10 et 20 informations brutes. Le tout en les regroupant en 1 à 2 sections.

Ainsi seront les deux derniers conseils de ces lignes :

Il est plus facile de retenir des informations brutes en les regroupant entre elles. Comme nous l’avons vu tout à l’heure, il est plus facile de retenir une histoire cohérente comprenant les 10 mots, plutôt que les 10 mots dissociés les uns des autres. Appliquons cela à un Kanji. Par exemple :

車 : Kuruma / Sha : La voiture

Je pars de la forme du Kanji qui, je trouve, ressemble à une voiture vue de haut. J’apprends son nom « Kuruma » comme si c’était le nom d’un pokémon nouveau que je découvre, ou encore d’un nouvel ami que je rencontre. Et je l’associe à un « kanji composé » où l’on trouve l’autre prononciation :


車輪 : Sha-rin : la roue de voiture

Cela peut sembler demander plus de travail en amont, mais facilite tout ce qui en découle ensuite. Encore une fois, des fondations solides offrent une maison inébranlable.

La toute dernière chose concerne le rappel : Nous avons tous des petits moments de latence dans nos journées. Que se soit sous la douche, avant de dormir, en buvant notre café, etc… Ou au lieu de scroller sur Facebook, Tweeter ou Instagram… Prenez, dans les jours qui suivent, quelques secondes pour effectuer des rappels sur les informations que vous avez assimilées, vous verrez qu’il vous suffira de très peu de fois pour que ce soit parfaitement ancré en vous. Le cerveau est un muscle et en procédant ainsi pour l’entraîner à mémoriser de mieux en mieux et de plus en plus vite. Ce n’est qu’une question de temps pour que cela devienne complètement naturel pour vous et aussi simple que marcher, lire ou écrire.

Si par le plus grand des hasards la mise en pratique de ce que vous avez lu ici vous intéresse mais vous apparaît encore difficile pour une raison ou une autre, alors vous pouvez me contacter et nous verrons ensemble pour débloquer la situation afin que vous soyez vous aussi capable de créer facilement vos techniques d’apprentissage sur mesure.

Avant de nous quitter, prenez un dernier moment :

De combien d’associations lues dans ces pages vous souvenez vous ?

Plutôt cool non ?

Alors…

がんばってください !

Auteur : Elhanna

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